
Épices et herbes essentielles pour une cuisine végé savoureuse
Bien assaisonner, c’est souvent ce qui sépare un plat végétarien fade d’un repas qu’on a envie de refaire. Les épices et les herbes ne coûtent presque rien, se conservent longtemps et transforment une même base de légumes ou de légumineuses en dizaines de plats différents. Cet article explique la différence entre herbe et épice, comment les marier et les conserver, ce que la science dit vraiment de leurs effets sur la santé, et comment les utiliser pour manger moins salé sans perdre en goût.
L’essentiel en bref
- Herbe ou épice ? Une herbe désigne surtout la partie feuillue ou fleurie d’une plante (basilic, persil, thym), fraîche ou séchée. Une épice provient d’une autre partie : graine, écorce, racine, bouton floral (cumin, cannelle, gingembre, clou de girofle).
- Le meilleur usage santé est indirect. Une cuillère de curcuma ou de gingembre ne soigne rien à elle seule. En revanche, des herbes et des épices bien dosées permettent de réduire le sel : l’OMS recommande de rester sous 5 g de sel par jour chez l’adulte, et remplacer une partie du sel par des aromates est une stratégie concrète pour y arriver.
- Attention aux promesses. Pour le curcuma comme pour le gingembre, il n’existe pas de preuve clinique solide d’un effet anti-maladie ; la curcumine est de surcroît mal absorbée par l’organisme. On les cuisine d’abord pour le plaisir et la variété, pas comme des médicaments.
- Fraîches en fin de cuisson, entières pour la conservation : les herbes fraîches s’ajoutent en dernier, les épices se gardent mieux entières et se torréfient à sec pour libérer leurs arômes.
Pour aller plus loin sur des familles précises, voyez notre guide des mélanges d’épices maison et nos conseils pour bien assaisonner sans sel.
1. Pourquoi les épices et herbes sont-elles si importantes en cuisine végétarienne ?
Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les épices et les herbes sont essentielles dans la préparation de plats végétariens :
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Relever le goût : Les plats végétariens peuvent parfois manquer de saveur si on ne prend pas soin d’exalter leur potentiel. Les épices et herbes aromatiques ajoutent non seulement du goût, mais aussi de la personnalité à chaque assiette.
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Varier les plaisirs : Le monde végétarien regorge de fruits, légumes, légumineuses et céréales. Les épices permettent de transformer un même ingrédient de multiples façons, évitant ainsi la monotonie.
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Un rôle santé réel, mais indirect : certaines épices contiennent des composés étudiés en laboratoire (comme la curcumine du curcuma ou les gingérols du gingembre). Il faut rester prudent : à ce jour, il n’existe pas de preuve clinique solide qu’en consommer soigne une maladie. Leur vrai atout au quotidien est ailleurs. En donnant du goût, elles permettent de saler moins, de manger davantage de légumes et de légumineuses, et de varier son alimentation, ce que recommande l’OMS.
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Retrouver les racines de la cuisine mondiale : les épices sont souvent associées à l’identité d’une région ou d’un pays. En les utilisant, vous partez à la découverte de différentes traditions culinaires à travers le monde, sans bouger de chez vous.
La clé réside dans le choix des épices adaptées à chaque préparation, ainsi que dans la connaissance des combinaisons idéales pour obtenir un équilibre entre les diverses saveurs.
Herbe ou épice : quelle différence ?
On mélange souvent les deux termes, mais la distinction est simple et utile en cuisine. Une herbe désigne la partie feuillue ou fleurie d’une plante, utilisée fraîche ou séchée : basilic, persil, thym, romarin, coriandre. Une épice provient d’une autre partie de la plante, généralement séchée : une graine (cumin, coriandre en grains, fenugrec), une écorce (cannelle), une racine ou un rhizome (gingembre, curcuma), un bouton floral (clou de girofle) ou un fruit (poivre, piment). Cette différence a des conséquences pratiques : les herbes, plus fragiles, s’ajoutent en fin de cuisson pour garder leur fraîcheur, tandis que les épices supportent la chaleur et gagnent même à être torréfiées ou mijotées.
2. Panorama des épices et herbes incontournables
Dans cette section, nous allons explorer quelques-unes des épices et herbes incontournables en cuisine végétarienne. Bien sûr, la liste est loin d’être exhaustive. Toutefois, ces quelques éléments constitueront un point de départ solide pour débuter ou perfectionner votre panoplie de saveurs.
2.1 Herbes aromatiques
Les herbes aromatiques sont souvent plus subtiles que les épices et s’ajoutent en fin de cuisson ou même crues, de manière à conserver toute leur fraîcheur.
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Basilic : C’est l’herbe phare de la cuisine italienne. Son arôme frais et légèrement sucré se marie particulièrement bien avec la tomate et les légumes méditerranéens. On peut l’utiliser dans les sauces, les salades et les soupes, ou encore en pesto.
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Persil : Très utilisé dans les cuisines du monde, il peut être plat ou frisé. Le persil ajoute une note fraîche et légère, et convient à la plupart des plats : salades, crudités, taboulés, soupes, omelettes sans œufs (à base de tofu soyeux) ou riz sauté aux légumes.
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Coriandre : Ses feuilles sont finement ciselées et confèrent une touche exotique à vos recettes, surtout d’inspiration asiatique, mexicaine ou indienne (currys, sauces, salades à base de pois chiches, etc.). Son goût légèrement citronné est particulièrement apprécié en compagnie de légumes cuits au wok ou dans les salsas.
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Thym : Indispensable dans la cuisine méditerranéenne, le thym en version fraîche ou séchée agrémente très bien les légumes rôtis, les soupes et les sauces à base de tomate. Il entre également dans les marinades pour tofu ou tempeh.
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Romarin : Son parfum prononcé se marie à merveille avec les pommes de terre, les champignons et la plupart des légumes rôtis. Parfait pour donner une note résineuse et parfumée à des grillades végétariennes (tofu, aubergines grillées, etc.).
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Origan : Incontournable dans la cuisine italienne et grecque, l’origan s’utilise surtout séché. Il accompagne les sauces tomates, les pizzas végétariennes, les préparations à base de poivrons et tomates confites.
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Estragon : Reconnaissable à sa légère saveur d’anis, l’estragon est excellent avec des sauces crémeuses à base de soja ou de crème végétale, dans les marinades de tofu, ou encore avec les champignons.
2.2 Épices douces
Les épices dites “douces” ne sont pas nécessairement sucrées, mais elles possèdent un arôme chaleureux et enveloppant, sans être trop piquantes.
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Cannelle : Très appréciée dans les pâtisseries et desserts, la cannelle peut aussi s’inviter dans des plats salés. Elle s’associe bien avec des plats sucrés-salés, notamment ceux incluant des courges, des carottes ou des légumineuses comme les pois chiches dans des tajines végétariens.
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Curcuma : Facilement reconnaissable à sa couleur jaune orangé, le curcuma est un ingrédient phare de la cuisine indienne et asiatique. Il doit sa couleur à la curcumine, souvent citée pour ses propriétés antioxydantes. Attention toutefois aux raccourcis : les études cliniques n’ont pas démontré d’effet anti-maladie clair, et la curcumine est mal absorbée par l’organisme. Son goût discret permet de l’ajouter dans de nombreuses recettes comme les currys, les soupes, les sauces ou les légumes sautés. Un point d’attention pratique : le curcuma en poudre a parfois fait l’objet d’adultérations (ajout de colorants au plomb dans certaines filières), d’où l’intérêt d’acheter une marque de confiance. Pour approfondir, voyez notre article sur le pouvoir des épices anti-inflammatoires.
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Paprika : Le paprika est issu du piment doux, et se décline en différentes intensités, allant du doux au piquant. Il apporte une jolie coloration rouge et une saveur douce et fruitée. Il est parfait avec les plats à base d’aubergines, les ragoûts de lentilles, ou encore saupoudré sur des légumes grillés.
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Cannelle et cumin : À titre indicatif, cette combinaison de cannelle et de cumin est fréquente dans les cuisines du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Leur complémentarité réchauffe les plats à base de pois chiches, de courgettes et de tomates.
2.3 Épices fortes
Les épices dites “fortes” ou “piquantes” doivent être utilisées avec parcimonie, surtout si vous n’êtes pas amateur de plats relevés. Toutefois, leur présence peut insuffler un caractère inoubliable à vos préparations.
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Piment (en poudre, en flocons, ou frais) : Qu’il s’agisse du chili en poudre, du piment de Cayenne ou du piment jalapeño, il apporte une touche de chaleur et de caractère. Pour faire un chili sin carne réussi, n’hésitez pas à marier le piment en poudre à d’autres épices comme le cumin, l’origan ou le paprika fumé.
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Gingembre : Utilisé frais, séché ou confit, le gingembre apporte une touche piquante et légèrement citronnée. Idéal pour les plats asiatiques (sautés de légumes, soupes, sauces), mais aussi pour relever une vinaigrette ou un jus détox.
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Poivre noir : Bien que fort commun, le poivre noir est un indispensable. Il relève les saveurs existantes et contient de la pipérine, un composé qui augmente nettement l’absorption de la curcumine du curcuma dans des conditions expérimentales. D’où l’habitude, en cuisine indienne, d’associer poivre et curcuma. Utilisé frais et moulu au dernier moment, il est bien plus parfumé que le poivre en poudre du commerce.
2.4 Mélanges d’épices
Les mélanges d’épices sont un gain de temps non négligeable pour obtenir une touche étrangère dans vos plats.
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Garam masala : Mélange indien regroupant souvent du cumin, de la coriandre, du poivre noir, de la cardamome, de la cannelle et parfois du clou de girofle. Parfait pour les currys de légumes et de lentilles, ou dans des samoussas végétariens. Pour composer vos propres versions, voyez notre guide des mélanges d’épices maison et nos conseils pour doser les épices dans les currys.
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Ras el-hanout : Originaire du Maghreb, ce mélange peut contenir jusqu’à une quinzaine d’épices différentes comme la cannelle, le gingembre, le poivre, le curcuma et la muscade. Idéal pour parfumer couscous, tajines végétariens, et soupes de légumes.
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Curry (poudre ou pâte) : Variations infinies selon la provenance (indienne, thaïlandaise, etc.). Généralement composé de coriandre, cumin, curcuma, fenugrec et piment, il accompagne parfaitement des légumes variés, des légumineuses ou du tofu.
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Herbes de Provence : Mélange très connu en Europe, regroupant du thym, du romarin, de l’origan et parfois de la sarriette. Il relève instantanément les légumes grillés ou rôtis, et se marie très bien avec les gratins végétariens.
3. Conseils pour associer épices et herbes
Créer des mariages de saveurs harmonieux peut être délicat. Voici quelques points clés à retenir :
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Commencer avec modération : Mieux vaut sous-estimer la quantité d’épices et d’herbes au départ plutôt que trop en mettre et gâcher un plat. Vous pourrez toujours ajuster en fin de cuisson.
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Oser les mélanges complémentaires : Certaines épices se magnifient mutuellement. Par exemple, le poivre noir rehausse le curcuma, le cumin et la cannelle forment une association parfaite. N’hésitez pas à tester différentes combinaisons.
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Prendre en compte la puissance aromatique : Les herbes fraîches libèrent des arômes plus discrets. Les épices torréfiées (grillées à sec avant consommation) peuvent décupler leur parfum. Tenez-en compte dans la quantité utilisée.
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Utiliser des bases neutres pour tester : Si vous voulez vous exercer à reconnaître chaque épice et herbe, faites cuire une céréale nature (riz, quinoa, orge, etc.) et ajoutez uniquement une pincée d’épice ou une herbe. Vous saurez ainsi exactement quel goût elle apporte avant de l’intégrer dans une recette plus complexe.
4. Ce que la science dit (et ne dit pas) de leurs effets santé
Les épices et les herbes traînent une réputation de « super-aliments ». Il faut la nuancer. Voici ce qui est solide et ce qui l’est moins.
Le principal bénéfice est de saler moins. L’OMS recommande de limiter le sel à moins de 5 grammes par jour chez l’adulte, car un excès de sodium est un facteur de risque d’hypertension. Or la plupart des gens dépassent ce seuil. Remplacer une partie du sel par des herbes fraîches, des épices, de l’ail, du jus de citron ou du zeste d’agrume est une des rares stratégies vraiment efficaces pour réduire le sodium sans rendre les plats fades. C’est aussi ce qui rend un régime riche en légumes et en légumineuses assez savoureux pour qu’on le tienne dans la durée. Notre guide pour bien assaisonner sans sel détaille la méthode.
Le curcuma n’est pas un médicament. La curcumine est très étudiée, mais les revues de la littérature ne montrent pas de preuve clinique fiable d’un effet contre une maladie. Elle est de plus instable et mal absorbée par l’organisme, ce qui limite son intérêt pharmacologique. Associer le curcuma à du poivre noir améliore l’absorption de la curcumine (grâce à la pipérine), mais cela ne transforme pas pour autant une épice en traitement. Signalons aussi que les compléments de curcumine fortement dosés ont été reliés, dans de rares cas, à des atteintes hépatiques ; le curcuma en cuisine, aux doses culinaires, ne pose pas ce problème.
Le gingembre : un effet plausible et limité. Le gingembre pourrait aider contre les nausées, notamment les nausées et vomissements de la grossesse, où il fait mieux qu’un placebo dans plusieurs études. En revanche, les preuves sont faibles ou absentes pour d’autres usages (nausées de chimiothérapie, douleurs d’arthrose). C’est une épice intéressante, à consommer pour son goût sans en attendre des miracles.
Antioxydants et micronutriments : la nuance des quantités. Beaucoup d’herbes et d’épices (curcuma, basilic, origan, persil) sont riches en composés antioxydants et en micronutriments comme la vitamine K du persil. Mais on les consomme en très petites quantités : une pincée de thym ou quelques feuilles de persil n’apportent pas les mêmes bénéfices qu’une portion de légumes verts. Voyez-les comme un plus, pas comme une source principale de nutriments.
Digestion et confort. Le gingembre, le cumin ou la menthe sont traditionnellement utilisés pour soutenir la digestion et réduire les ballonnements. Les données sont surtout empiriques, mais ces usages sont anciens et sans risque à doses culinaires. Notre article sur les tisanes et mélanges d’épices pour faciliter la digestion va plus loin.
Un point de prudence. Trop d’épices piquantes peut irriter l’estomac chez les personnes sensibles ou souffrant de reflux. Certaines épices très concentrées (sous forme de compléments) interagissent aussi avec des médicaments. En cuisine, aux quantités habituelles, le risque est faible, mais l’équilibre reste la règle.
5. Comment conserver et utiliser ses épices et herbes ?
Pour conserver au mieux les arômes et propriétés de vos épices et herbes, quelques règles s’imposent :
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Stockage à l’abri de l’air, de la lumière et de l’humidité : Utilisez des bocaux en verre hermétiques, placez-les dans un placard fermé et sec. Les épices moulues perdent leur saveur plus rapidement, alors préférez le stockage des épices entières quand c’est possible.
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Utilisation en fin de cuisson pour les herbes fraîches : Pour préserver toute leur fraîcheur et leur parfum, ajoutez vos herbes fraîches (coriandre, persil, basilic) en fin de cuisson ou juste avant de servir.
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Torréfaction à sec pour certaines épices : Avant de les moudre ou de les ajouter dans une recette, certaines épices comme le cumin ou la coriandre peuvent être torréfiées quelques instants dans une poêle chaude. Cela permet de décupler leurs arômes.
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Attention aux durées de conservation : Les épices et herbes séchées peuvent se conserver plusieurs mois, voire un an, mais perdent peu à peu en intensité. N’hésitez pas à renouveler régulièrement votre stock, surtout si vous constatez que leur parfum s’estompe.
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Lavage et séchage des herbes fraîches : Avant de les consommer, rincez doucement vos herbes sous un filet d’eau pour retirer toute impureté, puis séchez-les à l’aide d’un torchon propre ou d’un essuie-tout. Pour en bénéficier plus longtemps, vous pouvez également les congeler (ciselées ou entières) dans des bacs à glaçons avec un peu d’huile d’olive.
6. Quelques idées de recettes savoureuses
Entrons dans le vif du sujet avec quelques idées de recettes simples à réaliser, où les épices et herbes jouent un rôle majeur. Pour d’autres bases parfumées, voyez nos marinades express pour tofu et tempeh et notre article sur l’art du curry maison.
6.1 Curry de légumes au lait de coco
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Ingrédients :
- 1 oignon émincé
- 2 gousses d’ail hachées
- 1 cuillère à soupe d’huile végétale
- 2 cuillères à soupe de pâte de curry (ou 2 cuillères à café de curry en poudre)
- 1 cuillère à café de curcuma
- 200 ml de lait de coco
- 1 poivron rouge coupé en lamelles
- 2 carottes coupées en rondelles
- 1 courgette coupée en dés
- 100 g de pois chiches cuits
- Sel et poivre selon le goût
- Un peu de coriandre fraîche pour garnir
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Préparation :
- Faites revenir l’oignon et l’ail dans l’huile végétale. Ajoutez la pâte de curry ou la poudre de curry et le curcuma.
- Incorporez les légumes (poivron, carottes, courgette) et faites-les revenir quelques minutes.
- Versez le lait de coco et laissez mijoter environ 15-20 minutes jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
- Ajoutez les pois chiches cuits, salez et poivrez. Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
- Servez avec du riz basmati, et parsemez de coriandre fraîche.
6.2 Légumes rôtis aux herbes de Provence
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Ingrédients :
- 3 pommes de terre coupées en gros cubes
- 2 carottes coupées en bâtonnets
- 1 aubergine en rondelles
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à soupe d’herbes de Provence
- Sel et poivre selon le goût
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Préparation :
- Préchauffez votre four à 200 °C.
- Dans un saladier, mélangez les légumes avec l’huile d’olive, les herbes de Provence, le sel et le poivre.
- Étalez les légumes sur une plaque recouverte de papier cuisson et enfournez pour 30 à 40 minutes, en remuant à mi-cuisson.
- C’est prêt quand les légumes sont dorés et fondants. Vous pouvez les accompagner d’une salade verte ou d’un tofu grillé.
6.3 Tajine de pois chiches au Ras el-hanout
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Ingrédients :
- 1 oignon émincé
- 2 gousses d’ail hachées
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 2 cuillères à café de Ras el-hanout
- 2 carottes coupées en rondelles
- 1 courgette coupée en rondelles
- 2 tomates coupées en dés
- 200 g de pois chiches cuits
- 200 ml de bouillon de légumes
- 1 bâton de cannelle (optionnel pour une note douce)
- Sel, poivre
- Coriandre ou persil frais pour la garniture
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Préparation :
- Faites revenir l’oignon et l’ail dans l’huile d’olive. Ajoutez ensuite le Ras el-hanout et mélangez bien.
- Incorporez les carottes, les courgettes et les tomates. Versez le bouillon de légumes et placez le bâton de cannelle.
- Laissez mijoter à feu doux durant environ 25 minutes. Ajoutez les pois chiches les 5 dernières minutes pour les réchauffer et terminer la cuisson.
- Assaisonnez avec du sel et du poivre, retirez le bâton de cannelle. Parsemez de coriandre ou de persil frais juste avant de servir.
- Accompagnez votre tajine d’un couscous ou d’un pain pita.
7. Astuces et conseils complémentaires
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Faire son propre mélange : Si vous appréciez une combinaison particulière, n’hésitez pas à faire votre propre mélange d’épices et à le conserver dans un bocal. Vous aurez ainsi un mix personnalisé toujours à portée de main.
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Hydratation de certaines épices : Certaines épices comme le safran ou le piment séché peuvent être réhydratées dans un peu d’eau chaude avant d’être ajoutées à une recette, pour en libérer davantage de saveur.
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Vouloir un effet crémeux : Dans les currys, les sauces ou les potages, l’ajout de crème végétale (soja, avoine ou coco) peut adoucir les épices fortes et apporter une texture onctueuse.
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Ne pas hésiter à goûter et ajuster : Le meilleur moyen de réussir votre assaisonnement est de goûter régulièrement au fur et à mesure de la préparation. Les épices libèrent leurs arômes en cuisant, mais il ne faut jamais attendre la fin de la recette pour vérifier si vous en avez mis assez ou trop.
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Respecter le cycle des saisons : Utiliser des herbes et épices adaptées aux recettes de saison permet de suivre le rythme naturel des produits. Au printemps et en été, penchez davantage vers des notes fraîches (persil, basilic), tandis qu’en automne et en hiver, misez sur des épices réchauffantes (gingembre, cannelle).
8. Conclusion
Les épices et les herbes sont l’outil le plus rentable de la cuisine végétarienne : un petit budget, une longue conservation, et une variété de saveurs quasi infinie à partir des mêmes ingrédients de base. Leur intérêt santé le plus solide n’est pas d’être des remèdes, mais de rendre agréable une alimentation riche en légumes et pauvre en sel.
Pour récapituler :
- Distinguez herbes (feuilles, à ajouter en fin de cuisson) et épices (graines, écorces, racines, qui supportent la chaleur).
- Familiarisez-vous avec quelques incontournables (cumin, curcuma, basilic, poivre) et apprenez à les associer.
- Servez-vous des aromates pour saler moins, en visant les moins de 5 g de sel par jour recommandés par l’OMS.
- Gardez un regard critique sur les allégations santé : le curcuma et le gingembre se cuisinent pour le plaisir, pas comme des médicaments.
- Conservez vos épices à l’abri de l’air et de la lumière, entières quand c’est possible.
À vous de jouer : commencez simple, goûtez souvent, et laissez la curiosité guider vos mélanges.
FAQ
Le curcuma est-il vraiment anti-inflammatoire ? La curcumine, son composé actif, a des effets anti-inflammatoires en laboratoire, mais les études cliniques n’ont pas démontré de bénéfice fiable contre une maladie chez l’humain. Elle est en plus mal absorbée. Le curcuma reste une excellente épice de cuisine ; il ne remplace pas un traitement.
Faut-il ajouter du poivre noir au curcuma ? Oui, si vous voulez maximiser l’absorption de la curcumine : la pipérine du poivre l’augmente nettement dans les études. C’est de toute façon un réflexe classique de la cuisine indienne, et cela améliore le goût. Mais ne comptez pas dessus pour un effet médical.
Le gingembre aide-t-il contre les nausées ? Il existe des données de qualité correcte pour les nausées et vomissements de la grossesse, où le gingembre fait mieux qu’un placebo. Pour d’autres situations, les preuves sont faibles. En cas de grossesse ou de traitement, demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en prendre en grande quantité ou sous forme de complément.
Herbes fraîches ou séchées : lesquelles choisir ? Les deux ont leur place. Les herbes fraîches (basilic, coriandre, persil) donnent le meilleur en fin de cuisson ou crues. Les herbes séchées (origan, thym, romarin) supportent mieux la cuisson longue et se dosent en plus petite quantité, car leur arôme est plus concentré.
Comment remplacer le sel avec des épices ? Combinez plusieurs leviers de goût : herbes fraîches, épices torréfiées, ail et oignon, jus et zeste d’agrume, une pointe d’acidité (vinaigre) et parfois de piment. C’est la meilleure façon de rester sous le seuil de 5 g de sel par jour recommandé par l’OMS. Notre article bien assaisonner sans sel donne des combinaisons prêtes à l’emploi.
Combien de temps se conservent les épices ? Les épices moulues gardent leur intensité six mois à un an, les épices entières plusieurs années. Fiez-vous à l’odeur : si une épice ne sent presque plus rien, elle ne parfumera plus votre plat. Achetez en petites quantités et renouvelez régulièrement.
Sources
- OMS – Healthy diet (fact sheet) : moins de 5 g de sel par jour, au moins 400 g de fruits et légumes, limitation des sucres libres.
- NCCIH (NIH) – Turmeric: Usefulness and Safety : état des preuves, biodisponibilité, sécurité et cas d’atteinte hépatique liés aux compléments.
- NCCIH (NIH) – Ginger: Usefulness and Safety : données sur les nausées de la grossesse, limites des autres usages et précautions.
- Wikipedia – Turmeric : absence de preuve clinique de haute qualité d’un effet anti-maladie, adultération au plomb.
- Wikipedia – Curcumin : mauvaise biodisponibilité, absence d’usage médical établi, cas rares d’atteinte hépatique liés aux compléments.
- Wikipedia – Piperine : rôle de la pipérine du poivre noir dans l’absorption de la curcumine.
- Wikipedia – Ginger : effet possible sur les nausées de la grossesse, preuves limitées pour les autres usages.
- Wikipedia – Herb et Spice : distinction entre herbes et épices.